Fibre ou CO₂ ? Longtemps, les deux technologies de découpe laser ont coexisté. En tôlerie fine, le laser fibre a pris l'avantage. Voici pourquoi — et dans quels cas le CO₂ garde du sens.

Deux longueurs d'onde, deux comportements

Un laser CO₂ émet un faisceau à 10,6 µm produit par un tube à gaz. Un laser fibre génère son faisceau dans une fibre optique dopée, à ≈ 1,06 µm. Cette longueur d'onde plus courte est bien mieux absorbée par les métaux, en particulier les matériaux réfléchissants (aluminium, laiton, cuivre) que le CO₂ traite difficilement.

Le comparatif

Laser fibre vs CO₂ en tôlerie fine
CritèreLaser fibreLaser CO₂
Vitesse (tôle mince/moyenne)SupérieureBonne
Métaux réfléchissants (alu, laiton)AdaptéDélicat
Consommation / coût d'exploitationFaiblePlus élevé
MaintenanceRéduite (pas de miroirs/gaz résonateur)Plus lourde
Non-métaux (acrylique, bois)NonPossible
Qualité de bord (fortes épaisseurs acier)Excellente (sources modernes)Historiquement réputée
« Pour de la tôle métallique fine à moyenne, le fibre coche presque toutes les cases : vitesse, polyvalence matière et coût. »

Notre choix chez Duflot

Nous avons retenu le laser fibre, intégré dans un combiné laser-poinçonnage Amada (source 4 kW). Il découpe l'acier, l'inox et l'aluminium avec une tolérance répétable de l'ordre de ±0,1 mm, et la qualité de bord facilite le pliage et la soudure en aval. Pour comprendre où la découpe s'inscrit dans la chaîne, voir notre guide de la tôlerie fine.