Ce sont les deux inox les plus demandés en tôlerie fine. Ils se ressemblent, mais un détail de composition change tout dès qu'il y a des chlorures. Choisir juste, c'est éviter à la fois la corrosion prématurée et le surcoût inutile.

Une composition proche, un molybdène décisif

Les deux sont des inox austénitiques chrome-nickel. La différence tient au molybdène : le 316L en contient environ 2 à 3 %, absent du 304. Ce molybdène améliore fortement la résistance à la corrosion par piqûres, celle qu'entraînent les chlorures (sel, eau de mer, produits chimiques).

Le suffixe « L » (low carbon) signale un bas carbone : il limite la sensibilisation lors du soudage et donc le risque de corrosion intergranulaire. C'est un atout pour les pièces mécano-soudées.

Inox 304 vs 316L — l'essentiel
Critère304 (1.4301)316L (1.4404)
MolybdèneNon~2-3 %
Corrosion (milieu neutre)BonneBonne
Corrosion (chlorures / marin)LimitéeTrès bonne
Soudabilité (bas carbone)BonneExcellente
Coût relatifRéférence+20 à 30 %
Usages typesAlimentaire courant, intérieur, mobilierMédical, marin, chimie, agroalimentaire sévère
« Le 316L n'est pas “un meilleur 304” : c'est le bon choix quand il y a des chlorures. Ailleurs, le 304 fait le travail — pour moins cher. »

Comment décider

Posez-vous une question simple : la pièce verra-t-elle des chlorures ou un environnement agressif ? Bord de mer, piscine, produits de nettoyage sévères, milieu chimique, certaines applications médicales316L. Intérieur sec, mobilier, agroalimentaire courant → 304 suffit généralement.

Duflot travaille couramment le 304 et le 316L, avec traçabilité matière et certificats 3.1 sur demande. Pour le contexte global, voir notre guide de la tôlerie fine.